Silences
Terribles dans la nuit noire
L'oreiller que l'on mord
Les cris comme tous les soirs
Et toujours un qui sort
Solitude
Les cartons qui s'empilent
Toujours vouloir être fort
Les petits ne doivent pas savoir
Que c'est sur le canapé qu'il dort
Gravité
Contempler les souvenirs passés
Rêver de tout recommencer
Interdire aux larmes de couler
Se taire et observer
Questions
Qu'on se pose, brûlantes
Qu'est ce que j'ai encore fait?
Dans le silence, oppressantes
Et sans réponse, jamais
Elles
Les protéger avant toutes choses
Calmer les peurs, sécher leurs pleurs
Les apaiser, et on n'ose
Jamais devant eux montrer la douleur
Découverte
Un autre oeil ouvert sur eux
Moins grands, moins beaux, moins valeureux,
Leurs faiblesses, et on a peur dans le noir
Il n'y a plus personne au bout du couloir
Les "grands"
Irresponsables parfois, lâches souvent
Et devoir s'en sortir, et démêler
Toutes ces paroles vite prononcées
Questions existentielles perdues dans le vent
Je crois que quoi que je fasse
La petite fille sera toujours là,
Tout au fond, toute petite
Je l'aime bien,
Elle ne me gène pas
Mais ça veut dire
Que je n'en guérirai jamais complètement...
Je crois qu'on est tous plus ou moins dans la même situation?
Non?